Le pari de l’autosuffisance : 2. Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes)

Dans les années 1970, les aménageurs rêvent de faire de Mouans-Sartoux, petite ville de la Côte d’Azur, une cité dortoir pour Cannes et son bassin d’emploi. Mais les habitants, notamment les agriculteurs, ne l’entendent pas de cette oreille. À la tête de la fronde, il y a André Aschieri, qui devient maire en 1974 et le restera jusqu’en 2015. Fédérant autour de lui une équipe de gens dynamiques et décidés, il va empêcher que cette ville de 10 000 habitants ne cède à la spéculation foncière qui dévore la région. Il s’opposera, avec d’autres, au projet de l’A8 bis (doublement de l’autoroute A8 passant à travers le moyen-pays grassois et vençois), qui sera finalement abandonné. Il militera pour la réouverture d’une gare SNCF à Mouans-Sartoux, obtenue en 2005.
Mouans-Sartoux se distingue particulièrement par sa politique alimentaire. Le maintien et l’extension des terres agricoles (dans un contexte de très forte pression foncière) et la création d’une régie agricole municipale sont deux des instruments qui permettent à la commune de travailler à la souveraineté alimentaire et au développement d’une alimentation saine pour tous et toutes. Gilles Pérole, adjoint au maire délégué à l’alimentation, explique pourquoi et comment Mouans-Sartoux est ainsi devenue une commune pionnière, laboratoire à ciel ouvert aujourd’hui pris en exemple par de très nombreuses collectivités :
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