Des femmes et du vivant : 2. Françoise d’Eaubonne, inventrice de l’écoféminisme

Sous ce titre très général, « Des femmes et du vivant », nous proposons une série d’écoutes assez hétéroclites qui montrent cependant combien il est instructif de réfléchir à notre rapport au vivant en prenant pour angle la pensée, la place et l’action des femmes dans ce domaine.
Après Rachel Carson la semaine dernière, voici une deuxième figure féminine majeure de la pensée écologique : Françoise d’Eaubonne, qui, dans Le féminisme ou la mort, en 1974, inventa l’expression d’« écoféminisme ». À travers cette expression, elle soulignait l’importance des femmes dans les luttes écologiques en mettant en relation d’une part leur situation dominée dans la plupart des sociétés, de l’autre l’exploitation, qu’elle disait largement masculine, de la nature. Les deux procédaient, selon Françoise d’Eaubonne, du « capitalisme patriarcal ».
Largement incomprise à l’époque, Françoise d’Eaubonne est aujourd’hui considérée comme une pionnière de la pensée écologique. L’invitée de l’émission de cette semaine, Élise Thiébaut, autrice d’une biographie de Françoise d’Eaubonne, propose un discours très réfléchi sur ce personnage et sa pensée, qui met bien les choses à leur place :

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