Des femmes et du vivant : 1. Rachel Carson et l’acte de naissance de l’écologie contemporaine

Sous ce titre très général, « Des femmes et du vivant », nous proposons une série d’écoutes assez hétéroclites qui montrent cependant combien il est instructif de réfléchir à notre rapport au vivant en prenant pour angle la pensée, la place et l’action des femmes dans ce domaine.
On doit à une femme, Rachel Carson, le premier grand manifeste de l’écologie contemporaine. Publié en 1962 aux États-Unis et traduit les années suivantes dans le monde entier, Printemps silencieux fut un énorme succès de librairie et suscita d’âpres débats. Son autrice, biologiste marine de formation, évoluait dans un monde scientifique dominé par les hommes. Elle sut trouver un chemin inédit et une voix originale pour dénoncer l’impact destructeur des pesticides (qu’elle appelait les « biocides »), au premier chef le DDT, sur l’ensemble du vivant – dont les oiseaux, qu’après un épandage de DDT, on n’entendait plus chanter au printemps. L’émission proposée cette semaine, composée de cinq épisodes de 30mn chacun, fait le portrait de cette femme et de son œuvre tout en abordant, grâce à une succession d’intervenants, nombre d’aspects de la naissance de l’écologie contemporaine :
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